Mes reflets

11 janvier 2015

OOohhhh

Mon ancien blogue......... ... ... ... ... Non, il n'était pas si mal que cela... ... ... ...

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25 juin 2013

Ma mère et le carême...

C'est un peu un défi que je me lance. J'ai déjà lu quelques histoires, ici et là, chez des amies blogueuses, assorties d'un "avatar" qui m'intrigue.

Cela vient du blogue "Désir d'histoires - Les écrits d'Olivia Billington". Mais pas que! Comme Olivia le dit elle-même. Voilà un lien vers les jeux d'écriture proposés...

A la date du 24 juin, il s'agissait d'écrire un texte à partir d'une liste de treize mots: secret – mystère – dessert – gomme – mâcher – chewing-gum – s’étirer – libération – tondre – brebis – galeuse – puce – sale...

Cela me paraît compliqué, d'autant que, comme on le sait, je n'ai pas l'imagination narrative. Ou plutôt, la fiction et moi, cela fait deux! Enfin, essayons quand même! Mais je me rends compte que je n'ai pas respecté l'ordre.

***

Ma mère et le carême...

Ma mère ne manquait ni d'humour ni d'irrévérence. Ni de contradictions, d'ailleurs.

Cette histoire le prouve amplement.

Je ne sais si mes parents étaient très croyants (là n'est pas le sujet de mon histoire), mais en tout cas, ils étaient pratiquants. En somme, cela se résumait surtout à aller à la messe le dimanche, en suivant ou en précédant le sage troupeau des brebis chrétiennes du quartier.

Toutefois, il n'a jamais été question de faire le carême. Et pour justifier cela, ma mère disait, "avec la guerre, j'ai fait le carême pendant cinq ans". La guerre! Elle disait aussi qu'un des plus beaux jours de sa vie, c'était celui de la Libération de Bruxelles, le 3 septembre 1944. Et pourtant, c'était seulement la fin de l'Occupation. Il y aurait encore des choses terribles à venir, les bombes volantes, les épidémies, la diphtérie, la tuberculose qui emporterait ma grand-mère, à même pas cinquante ans... Et la découverte des camps d'extermination, les déportations, toute l'horreur de la Shoah. Hiroshima. Nagasaki. Et puis, l'après-guerre, l'épuration, dont on pouvait se demander -parfois- si elle tombait au bon endroit, au bon moment, sur les bonnes personnes. Quel exemple plus pathétique, en effet, que celui des femmes tondues... Elle qui était farouchement "patriote", et qui ne mâchait pas ses mots envers les collabos, les "Boches", "les souris grises" et autres affaires galeuses de l'époque... Elle n'a jamais jeté la pierre aux femmes qui étaient sorties avec des Allemands. Même si elle ne l'eût jamais fait.

Et je me rends compte, en écrivant tout ceci, que mon enfance a profondément été marquée par les récits de guerre de mes parents.

Il reste toutefois quelques mystères. Ainsi, il semblerait que mon grand-père -paternel cette fois- ait caché, durant toute la guerre, des cartes d'identité vierges dans un caisson à volet -dans le café familial. Après s'être étiré, le matin, très tôt, après avoir vaguement mâché un croûton de ce pain collant, à peu près aussi grand que trois puces et qui, d'après la légende, collait au plafond... Mon père levait les volets, rituellement. Sans soupçonner le précieux secret contenu dans le bois. Pourquoi, me demanderez-vous, trouver cela mystérieux? C'est parce que je ne le sais que de seconde main, si je puis parler ainsi. C'est ma grand-mère qui l'a raconté à mon père... Qui me l'a raconté, il y a quelques années. Il me manque juste la preuve concrète... Mais la légende a aussi son charme.

La faim et l'alimentaire tenaient évidemment une grande place dans les histoires de mes parents. Ainsi, peu avant la guerre, ma mère et sa soeur (respectivement quatorze et dix-sept ans), s'étaient promenées en ville et s'étaient arrêtées devant la vitrine d'un pâtissier. Ma mère rêvait devant les "profiteroles" et son dessert préféré, les mokas... Seulement, ma tante l'a emmenée manu militari, loin de la tentation. Résultat, ma mère a pensé à ces gâteaux pendant... Toute la guerre. Et même adulte, puisqu'elle m'en parlait encore !

Il faut dire que ma tante préférait nettement les bonbons et le chocolat. Goût que j'ai partagé -enfant- sans en recevoir jamais beaucoup... Par contre, si j'aimais les gâteaux -notre péché mignon familial- et le chocolat -comme ma tante-, je détestais le chewing-gum. Impression d'avoir une matière collante, gluante, d'un brun sale, qui stagne entre mes dents, et que je ne parviendrai jamais à extraire complètement de ma bouche. Rien de commun avec les gommes oursons ou souris, colorées ou noires, parfumées au "caliche" -

Comme on dit à Bruxelles... 

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30 mai 2013

Quel est le symbole de la pensée? (thème de réflexion proposé sur "Interlude")

"Quelle est la chose dont la forme, ou la fonction, représente le mieux, au moins à vos yeux, l’expérience concrète que vous avez de la pensée? Pourquoi? Avez-vous de la sympathie pour cette chose? Auriez vous du plaisir à voir souvent son image? Pourquoi?"

(Jean-Paul Galibert, "Interlude", Atelier d'écriture en philosophie)

Voici ma réponse...

La pensée. J’ai toujours aimé penser. Privilège ou contrainte de solitaire?

Si je devais symboliser la pensée, pour moi, en ce moment, je la représenterais par le regard. Il a suffi d’une opération -banale- des yeux, et mon rapport à la pensée a changé. Avant, je pensais, parce que cela m’était naturel. Après la cataracte, j’ai pensé, parce que sans cela, j’ai l’impression que j’aurais sombré dans la folie. Peut-être que je me paie de grands mots, je ne sais pas. Avant, peut-être aurais-je dit que la pensée, pour moi, c’était le doute. Doute philosophique, doute sur moi. Maintenant, il y a cette pensée presque permanente, parce qu’un jour, j’ai dû renoncer à écrire, à lire (pas trop longtemps, heureusement) et du coup, j’ai pratiqué la pensée, comme on fait sa vaisselle, comme on petit-déjeune, comme on traverse la rue, comme on fait son ménage…

(...)

Je n’en ai pas fini, avec le regard. J’aurais pu parler plutôt de la lentille que la chirurgienne ophtalmo a placée dans mes yeux, il y a quelques mois, puisque je pars de cette date-là pour parler d’un rapport différent à la pensée. Je ne peux pas dire que j’éprouve beaucoup d’affection pour une lentille qu’on m’a greffée dans l’oeil, et pourtant, bizarrement, elle semble non seulement me permettre de voir mieux autour de moi (mieux que je n’ai jamais vu, d’ailleurs, ma myopie étant très ancienne), mais elle semble m’avoir permis de voir mieux en moi, aussi. Bien que je m’en sente aussi parfois étrangement prisonnière. Au point que je retire mes lunettes. Pour mieux voir! Tout cela semble fou, et pourtant, ce ne l’est pas tellement que cela. L’oeil et le regard font absolument partie de la vie mentale. Un changement de vue -brutal- entraîne une révolution intérieure épuisante. Alors, pour achever de répondre à la question, je ne sais pas si j’aime ça. Mais je ne peux pas faire autrement.

Revenir à avant, ce serait revenir à une cécité -physique- progressive. Est-ce souhaitable? Et voilà que je pense tout haut, ou plutôt que j’écris ce que je pense… Du coup, je me demande si je ne ferais pas mieux de retourner à mon "ménage", ou plutôt, vu l’heure…

... D’arrêter de vous infliger mes états d’âme o;)

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13 mai 2013

Eh bien...

A me balader, comme ça, depuis deux bonnes heures dans ce blog, je me rends compte que ce n'était pas si mal que ça. J'y retrouve des trésors, comme ceci :

- texte écrit par Dan. Sim. à un atelier d'écriture, chez moi, à partir de la Belgique, comme thématique. Un des exercices consistait à écouter une célèbre chanson de Soeur Sourire (on tournait ou achevait de tourner le film à l'époque - ou il allait sortir). Et voilà ce que mon amie la Rose a écrit: un Dominique, nique, nique, en ... Wallon !

Point de départ:

"Dominique, nique, nique

S’en allait tout simplement,

Routier, pauvre et chantant

En tout chemin en tout lieu

Il ne parle que du Bon Dieu

Il ne parle que du Bon Dieu"

***

Texte:

"Ah Bon Dié !

C’é quand djesto bein djonne to ça savo.

Asteur, dje’n saro pu branmin aller patovoto sul’voye avous mes solés to trawé ou on voyé mes pis, po roté sô les cayaux

Dja perdu m’chapia c’qui fait qu’avou l’solia, dja l’copette de’m tiesse qui est tot racrapotée. Et eco avous mes grantes quottes, dje so todu fresh a’m dos.

Dje n’esto né fwar ridje et d’javeu on boquet d’pwain et one rawette po mindji tot el djornée.

Dje pousséve le tchansonnette à tot heur du djou et del nu.

E adon Bon Dié : Dominique, nique, nique…..

Ne’m fais nin rire

Ah !!! avant y aveuve bin one petite crapeaute quech voyève volti

Ma asteur dje’n saro plus savo, dje so bin tro vi.

Dje peu co tchanti

Dominique nique nique…."

***

Traduction:

"Ah bon Dieu !

C’était lorsque j’étais jeune tout ça savez-vous

Maintenant je ne saurais plus beaucoup aller partout sur les route avec mes souliers tout troués ou on voit mes pieds, pour marcher sur les cailloux.

J’ai perdu mon chapeau ce qui fait qu’avec le soleil, j’ai le dessus de ma tête qui est toute chiffonée.

Et avec mes grandes jupes, j’ai le dos tout mouillé.

Je n’étais pas très riche et j’avais un morceau de pain et des miettes pour manger toute la journée

Je poussais la chansonnette à toute heure du jour et de la nuit

Et Bon Dieu Dominique nique nique…

Ne me fait pas rire

Ah avant il y avait bien une petite jolie que j’aimais bien

Mais maintenant je ne saurais plus je suis bien trop vieux

Mais je peux encore chanter

Dominique nique nique…"

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22 avril 2013

Fin du blog "Mes reflets"

Bonjour à tous et à toutes. Voilà un simple petit message pour expliquer que :

J'ai, pendant quelques jours, mis une "clé" - de fermeture va-t-on dire, sur mon blog... Le temps de décider ce que j'allais en faire. Même moi, je n'y avais plus accès, sauf si j'ouvrais mon compte "canalblog" - ce que je fais rarement, vu mon petit pc portable antédiluvien... Là, j'ai reçu un pc plus performant à prêter... Pour un mois, il faut que j'en profite !

Je n'ai pas envie d'effacer ce blog, mais je ne le "sens" plus non plus... Il est en privé, c'est-à-dire qu'on n'y a accès que si on en connaît l'adresse. C'est dire qu'on n'y a pas accès depuis google ou autres moteurs de recherche. Mais cette semi-sécurité m'a amenée à écrire des choses trop personnelles, que je me suis souvent reproché d'avoir publié après, et voilà.

Et puis, comme il était en privé, j'écrivais moins d'articles, de ces articles qu'il me plaît d'écrire, sur mes visites d'exposition, sur mes lectures, que sais-je encore? Vu que, de toute façon, un nombre très restreint de lecteurs y avait accès, ce qui n'enlève à rien à la qualité de mes lecteurs fidèles, que j'apprécie beaucoup, beaucoup, beaucoup... Et comme certains m'ont demandé de rétablir l'accès... Je le fais, momentanément...

J'ai dans l'idée, bien sûr, de faire autre chose. Je ne conçois pas de ne plus écrire. J'ai envie d'écrire autre chose, j'hésite encore sur le fil conducteur... Quels sont les sujets qui me préoccupent? Il y aurait du tout venant (mais pas privé... Plus envie d'écrire des choses trop intimes..) - l'une ou l'autre participation à des ateliers d'écriture, du récit de vie, mais il faut déterminer là aussi un fil conducteur, l'histoire de Bruxelles - j'ai déjà plus d'une fois pensé à rassembler mes textes de blogs épars, sur le thème de Bruxelles, et à en faire un recueil cohérent. Et pourquoi pas ?

Mais je suis paresseuse, souvent ! Cela demande un tel travail! Créer un nouveau blog, le mettre en forme, réinsérer les liens... On n'y est pas encore!

Mais cela en vaut sans doute la peine.

Voilà. Il est poli d'avertir ses lecteurs qu'on ferme son blog. Je le fais. C'est-à-dire que je "ferme" et que je le dis.

Et je crois que c'est une bonne chose.

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02 avril 2013

Pour mémoire, laboratoire d'un article...

"British visions: de l'observation à l'intériorisation" (1)

C'était à voir à Gand, en janvier 2008: environ 300 tableaux, aquarelles, gravures, eaux-fortes, photographies et illustrations. Issus de deux siècles de peinture, d'histoire, et d'expression artistique anglaise. Impressionnant! Des grands noms: Gainsborough, trois Francis BACON, dont un portrait fabuleux inspiré par le masque de Blake; Turner, (Dieu! Ses aquarelles!) Constable, (ah! Ses paysages!) Burne-Jones et Dante-Gabriel Rossetti, (deux peintres préraphaélites), Lucian Freud, John-Everett Millais, Augustus John, Sickert, William Hunt, Blake... Et tant d'autres.

the_blue_pool

Augustus John, Le Cap bleu .
Aberdeen Art Gallery and Museum ©

Sans compter des documents exceptionnels: Un livre illustré et mis en page, véritablement "historiographié" par les soins de William Morris et d'Edward Burne-Jones. William Morris est le maître incontesté du mouvement Arts & Crafs en Angleterre - véritable pendant britannique des Wiener-Werkstättes autrichiens, ou de l'art nouveau, tel que l'ont conçu Horta et Henry van de Velde.

Voilà ce qu'il y avait à "manger" - manger avec les yeux, l'ouïe, le toucher et le goût... Au musée des Beaux-Arts à Gand. La peinture anglaise! Inimitable et indicible. Si différente de la nôtre, et parfois très proche, malgré tout. Pleine de grâce... Elle a parfois une curieuse vocation illustrative. Je pense à un tableau de Millais, qui "illustre" la rencontre d'un jeune patricien et d'une petite paysanne...

millais_3

John Everett Millais, Southampton, Angleterre, 1829-1896.

Je m'étais longuement arrêtée devant une toile qui, en soi, n'avait rien de remarquable. Rien de comparable aux paysages de Constable, ni au souffle des Turner... Il s'agissait du chemin de fer et la petite gare de Letchworth.

Alors, pourquoi Letchworth?

En 1993-94 et 95, lorsque j'apprenais l'histoire de l'architecture et l'urbanisme, je me suis passionnée pour les cités-jardins. Conçues, planifiées et réalisées, pour l'essentiel, dans l'entre-deux-guerres, dans l'enthousiasme que suscitaient de nouvelles voies architecturales (liées à la découverte, relativement récente, du ciment armé et du béton - voir les immeubles des Frères Perret, à Paris), elles répondaient à une volonté plus affirmée de bouleverser les quartiers populaires et besogneux, et de construire un habitat répondant aux aspirations d'une population croissante, en matière d'infrastructures ferroviaires, d'enseignement, de santé, d'hygiène, de culture et d'espaces verts.

Et contrairement à des complexes industriels et ouvriers plus anciens, (comme aux Salines de Chaux, dans le Jura, au Grand-Hornu, aux familistères de Godin, (Guise et Bruxelles), ou à des habitats sociaux dans les quartiers pauvres), elles n'impliquaient pas une sujétion totale aux  grands industriels, fussent-ils des patrons frottés de philanthropie. (Euh! Ca existe ça???)

Letchworth, oeuvre de pierre humaniste et révolutionnaire, conçue en Angleterre par l'urbaniste Ebenezer Howard, est la première cité-jardin anglaise (et même européenne).

Letchworth_HeritageMuseum

Voilà qui préfigure tout à fait notre Logis-Floréal, (Watermael-Boitsfort), le Kapelleveld, (Woluwé Saint-Lambert), la Roue, (Anderlecht), la cité-Diongre, (Molenbeek), ou la cité Moderne, (Berchem Sainte-Agathe)...

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28 mars 2013

Metro, "Kiss and Ride"

C'était quelque part sur la ligne 1 ou 5 du métro bruxellois. C'était un jour ensoleillé dans cette interminable neige. A toi, dont j'ai croisé le sourire à la sortie du métro. Tu allais dans un sens, j'allais dans l'autre. A toi, quelques mots de joie. La tendresse et le sourire. Plus forts que les mauvais souvenirs.

C'était juste bien.

Orange-Red-Yellow-Mark-Rothko

Mark Rothko, Orange, rouge et jaune.

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Mais demain !

Ah! Demain, la "Duchesse" passe me prendre vers 13h30... La Duchesse, au cas où on ne l'aurait pas deviné, c'est la Rose, avec qui je fais mes tours de lac, avec qui je vais voir quelques expos (récemment, Fortuny à Venise, chez Isabelle de Borghrave - un jour où j'ai entendu "Stairway to Heaven", de Led Zeppelin, dans un petit café près de la place Flagey).

Grâce à la Duchesse, j'ai remonté ma garde-robe! On va chez Oxfam et aux Petits Riens, et là, on trouve des vêtements à notre taille à prix ultra compétitif! Ainsi, j'ai un pull à col roulé que j'adore, un Esprit, en mohair, (rétréci à ma taille), qui m'a coûté 3 ou 5 euros!

Et une magnifique veste rouge à 7 euros 50 ! Je vais l'étrenner samedi.

Oxfam à Namur, Les Petits Riens un peu partout... Tout ça parce qu'il y a quelques années, j'ai liquidé les plus "courants" des vêtements que je ne savais plus mettre (parce que j'avais "pris" ... 20 kilos !) J'avais quand même gardé ceux que j'aimais par-dessus tout. Et des kilos, j'en ai quand même encore 5 à perdre! Chaque fois que je vois une nouvelle personne, qui ne m'a plus vue depuis longtemps, c'est l'exclamation: "mais tu as maigri, toi !" - Donc, maintenant, je dois faire la même chose dans l'autre sens! Rétrécir tous mes vêtements et m'habiller à moindres frais. Vive le fournisseur des Duchesses !

Et puis, on va à Braine l'Alleud boire un thé, chez Tchang de Chine.

On trouvera peut-être l'un ou l'autre Trafic sur notre route. "Trafic beach".

Demain, vu que je réveillonne ce soir devant mon ordi, cela va être dur pour me lever, mais bon, ça fait si longtemps que je n'ai plus réveillonné derrière mon ordi !

Posté par quartzrose à 01:41 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

Abécédaire...

Alors, H, comme hiver,

N, comme neige,

C, comme congères,

C, comme canne à bout pointu, toc! Toc! Toc !

C, comme cataracte, purée! Qu'est-ce que ça fait mal aux yeux, même deux mois après !

Z, comme zéro degrés,

A, comme arthrose temporo-mandibulaire (kèksèkça ???) et arthrite péri-machin-chose,

N, comme nuque, va au diable, fichue, foutue nuque !

T, comme thé au gingembre,

T, comme train en retard, train supprimé, un train sur deux, le stress du train !

D, comme Didier Reynders a eu la Légion d'honneur, remise par Sarko, et en plus, c'est un copain de l'horrifique dont je ne citerai même pas le nom !!!

S, comme seize kilos en moins,

C, comme chocolat, ce qui risque de me faire reprendre mes kilos perdus,

A, comme acouphènes (ça va avec l'arthrose temporo-mandibulaire !)

D, comme dents, Adieu! N° 26...

Et

D, comme désordre aussi, je ne suis même pas fichue de respecter l'ordre alphabétique !

Bon, je continue ???

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Chez Lali, "tout simplement" ...

Ecrit pour la rubrique "En vos mots", de Lali.

C’était du temps où les trains arrivaient à l’heure.

Il pouvait y avoir un marchand de journaux, quelques romans de gare, une buvette, où boire de la citronnade chaude. C’était du temps… Et elle rêvait à la jolie locomotive miniature, en acier rouge et noir, aux tenders, aux wagons de sa collection, vieux trains belges vert bronze, Trans Europ Express, lourdes locomotives américaines, pourfendeuses de l’Ouest…

C’était du temps! Impossible d’imaginer le temps de la vapeur! Si, mais si bien sûr! Lors des Festival Vapeur. Mariembourg-Treignes, Chimay, Virelles… Sous la pluie et dans le vent, dans une multitude d’escarbilles dansantes au goût de brûlé. C’était du temps des autorails et des Picasso, c’était, plus loin encore, du temps de la Rätische Bahn, la jolie ligne ferroviaire et montagnarde à voie métrique.

C’était du temps où les trains arrivaient à l’heure? Peut-être. Ou peut-être pas! Après tout, on ne sait pas. Mais en ce moment, tandis qu’elle repliait ses affaires et rangeait son livre dans son sac, le panneau annonçait que c’était fini: le train n’irait pas plus loin qu’Ottignies. Celui de Bruxelles venait d’être supprimé et il était impossible de rallier son village que recommençait de recouvrir entièrement une fine pellicule blanche. « Cet hiver qui n’a pas de fin… » – Cet hiver de fin du monde, de désespoir total, qui la pousse à s’enfermer chez elle, pour n’en plus bouger. Enfin, ça, c’est ce qu’elle fera si elle parvient à rentrer un jour chez elle!

En attendant, elle était là, au milieu de nulle part, alors, au hasard, elle allait monter dans un omnibus pour Gembloux, descendre dans un petit bled à quelques kilomètres de la Nationale 4, Mont St Guibert, Blanmont, Chastre… Et tâcher d’aller chez des amis, qui la reconduiraient, peut-être, chez elle… Oui, elle était jolie, cette peinture, près de la petite gare, des usines désaffectées, accrochée chez le libraire, avec le wagon miniature qu’elle offrirait au petit Robin.

Mais là, avec ses écharpes, ses gants, son sac en toile et ses bottillons, on était le 23 mars, les trains étaient paralysés et elle avait définitivement froid.

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